dimanche 2 octobre 2011

Feu Divin.

Tout se résume à ça, au final. Une transe méthodique et chaotique, qui donne l’idée, la forme. Laissant entrevoir quelque transcendance derrière ces élucubrations ébauchées et sans doute vides de sens dans leur configuration première. L’esprit perçoit quelque chose que la conscience n’effleure qu’à peine. Et dans un élan fiévreux la création commence.

L’idée est insufflée, elle vit, elle prend forme.

Certes les obstacles sont nombreux. Technique, doigté, théorèmes et vocabulaire peuvent à tous faire défaut. Qu’importe. Le germe est là. Un jour il portera ses fruits, indirectement peut-être. En s’oubliant, qu’importe, il apparaîtra un jour dans une création plus aboutie.

Cet état est à mon sens la manifestation la plus parfaite de la toute puissance de l’homme ainsi que sa fragilité la plus grande. Car c’est définitivement une passion, et qui dit passion dit excès, qui gouverne alors la raison pour l’amener vers son aboutissement. On se rapproche momentanément de la folie.

On vit. Entièrement. Puissamment.

On vit.

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